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Quand deux personnes occupent le même rôle

Après une fusion ou une acquisition, il arrive régulièrement que deux personnes se retrouvent sur la même chaise. Deux directeurs financiers, deux responsables des opérations, deux directeurs commerciaux qui pensent tous deux diriger l'équipe dès lundi. Ce n'est pas une exception, c'est le tableau standard d'une intégration où deux organisations avec leur propre structure, leur propre langage et leur propre manière de décider se rejoignent.

La question qui se pose alors est souvent mal formulée. « Qui est le meilleur ? » est une question sur des personnes. La question qui mène à quelque chose est une question sur des rôles : quel rôle doit exister après l'intégration, qu'exige ce rôle de celui qui l'occupe, et laquelle des deux organisations dispose de la structure, du système ou de la relation client sur lequel ce rôle doit s'appuyer. C'est un ordre différent de celui qui consiste à comparer des personnes et à en choisir une.

Le rôle d'abord, la personne ensuite

Une approche fondée sur les rôles impose une étape intermédiaire. Avant de placer quelqu'un sur une chaise, il faut d'abord se demander ce que cette chaise représente après l'intégration. S'agit-il du même rôle qui existe désormais en double, ou deux rôles différents émergent-ils de la fusion — par exemple un rôle axé sur un segment de clientèle et un autre sur un autre segment, ou un rôle pour la période de transition et un pour la structure qui suit. Ce n'est qu'une fois cette question résolue qu'il est pertinent de regarder qui convient le mieux. Sans cette étape, le choix devient une comparaison de CV, ce qui touche plus rapidement aux personnes que nécessaire.

La différence culturelle rend cette étape plus importante, pas superflue. Deux cultures très éloignées l'une de l'autre — l'une décide vite et de manière informelle, l'autre travaille avec des comités et de la documentation — font que le même titre de fonction correspondait en pratique à un rôle différent. Le directeur financier habitué à prendre lui-même les décisions fonctionne différemment du directeur financier habitué à conseiller un conseil d'administration. Qui ne nomme pas cette différence compare deux personnes sur un rôle qui n'avait pas la même signification pour l'une et l'autre.

Ce que la différence culturelle fait au choix

L'ampleur de la différence culturelle déterminera en partie dans quelle mesure le rôle initial peut être maintenu. Pour deux organisations proches en matière de prise de décision et de responsabilité, il est plausible que le rôle puisse être poursuivi en grande partie sans modification, avec l'une des deux personnes à sa tête. En cas de grand écart entre les cultures, il est concevable qu'aucune des deux versions du rôle ne convienne parfaitement à la nouvelle situation, et que le rôle doive donc être repensé avant que quelqu'un puisse l'occuper. Quand l'intégration détruit-elle de la valeur est dans ce genre de cas une question qui doit être posée avant le choix des personnes : parfois, la réponse est que les rôles doivent continuer à exister séparément, chacun axé sur une partie distincte de l'organisation, plutôt que d'être fusionnés simplement parce que l'organigramme le dessine ainsi.

La période d'incertitude

Entre le moment de la signature et le moment où une décision est prise sur qui occupe quel rôle, se situe une période durant laquelle personne ne sait à quoi s'attendre. Cette incertitude est l'une des raisons reconnaissables pour lesquelles les gens partent, non pas parce qu'ils perdent, mais parce qu'ils ne savent pas s'ils vont perdre. Pourquoi les gens partent-ils pendant les mois d'incertitude décrit ce mécanisme, et il est pertinent précisément dans cette situation : plus le double rôle reste longtemps non résolu, plus le risque est grand que l'une des deux personnes parte d'elle-même, avec ou sans les connaissances qu'elle détenait.

Cela fait de la rapidité de décision elle-même un instrument, indépendamment du résultat. Un rôle attribué dans un délai raisonnable — même si la réponse est « les deux rôles continuent d'exister séparément » — donne aux deux personnes quelque chose à quoi réagir. Un rôle qui reste en suspens pendant des semaines sans décision ne donne à personne quoi que ce soit à quoi réagir, à part de l'incertitude.

Garder les rôles clairs sur deux organisations

Tant que deux organisations coexistent, avec leurs propres lignes hiérarchiques et leurs propres habitudes, avoir une vue d'ensemble de qui occupe quel rôle constitue déjà en soi un défi. Comment garder les rôles clairs sur deux organisations traite de cette base : sans une image à jour de qui est responsable de quoi, chaque choix concernant un double rôle devient une action isolée plutôt qu'une partie d'un ensemble. Cette vue d'ensemble doit aussi permettre d'identifier les personnes clés — non pas par titre, mais par les connaissances et les relations qu'elles portent. Qui sont vos personnes clés lors d'une acquisition aide à poser cette question de manière plus précise que ne le fait spontanément l'organigramme.

Ce que cela ne résout pas

Cette page décrit une manière de voir les choses, pas un résultat. Il n'existe pas de règle fixe indiquant laquelle des deux personnes convient au rôle, ni de modèle qui capture la différence culturelle dans un chiffre duquel découlerait la décision. Ce qui peut être structuré : le rôle avant la personne, l'ampleur de la différence culturelle comme facteur dans la conception de ce rôle, et le rythme auquel une décision est prise. Le bureau d'intégration de mergerintegration.net est conçu pour fixer cette structure dès qu'il sera disponible — pour l'instant, l'outil est en construction, et toute personne souhaitant l'utiliser peut s'inscrire sur la liste d'attente.

Le rôle, indépendamment de qui l'occupe

Il existe encore une question liée à cette problématique et qui va plus loin que de savoir qui obtient le rôle : quelle part du travail dans ce rôle relève en réalité de tâches, et quelle part de celui-ci pourra bientôt être effectuée par l'IA. Cela change la discussion sur les doubles rôles, car un rôle constitué en grande partie de travail répétitif ne doit pas être traité aussi rapidement comme rare qu'un rôle qui repose sur les relations et le jugement. Le scan de travail de FTE TO AI calcule, tâche par tâche, quelle part du travail peut être reprise par l'IA, et offre ainsi un point de départ différent à la conversation sur qui occupe quel rôle après l'intégration.

Visionde assistent van het integratiekantoor

Vraag maar wat er op Day 1 moet staan, of wat integreren juist kapotmaakt.

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